DOSSIER Oedipe Rouge
DOSSIER Oedipe Rouge
                                                          DOSSIER ŒDIPE ROUGE

Œdipe Rouge comme pièce de théâtre a vécu presque autant de péripéties et de déboires que ses protagonistes. La pièce a commencé modestement  avec le simple récit de Perla Valencia (« María », en tant que  personnage) et, après ses différentes moutures (dont la « première » au théâtre Gérard Philippe de Champigny sur Marne en 1978 sous le pseudonyme de Juan Almendro, et sa lecture dans sa forme intertextuelle définitive au théâtre Essaïon  de Paris en 1999), elle a failli être présentée dans les ensembles architecturaux de Ricardo Bofill en France. Mais cette dernière éventualité échoua  lorsque le général Pinochet fut arrêté en Angleterre et que l’ambassade du Chili à Paris, suivant les ordres du gouvernement chilien interdisant toute activité susceptible de compliquer diplomatiquement la situation, retira son appui au projet. Le cocktail qui aurait dû réunir dans les salons de l’ambassade les nombreuses personnalités appelées à soutenir les représentations dans les édifices et places créés par l’architecte catalan à Metz, Cergy-Pontoise, Marne la Vallée, Paris, Montpellier et Barcelone, n’eut pas lieu. Seules les traces des préparatifs sont restées, traces exposées ici en attendant qu’une nouvelle manifestation de la déesse grecque de la Fortune, Tyché,  puisse rendre le projet viable sous d’autres formes. Une adaptation cinématographique a été aussi envisagée. Entretemps, la pièce a été publiée en version française et en version espagnole en 2012.
 
 
 
Affiche du peintre José Balmes pour la première représentation d'Œdipe Rouge au Théâtre Gérard Philippe de Champigny/Marne, France, 1978.

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